Charisme

 

 

 

 

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Le Carmel de Marie, Vierge Missionnaire, est une communauté nouvelle catholique fondée en 1997 par le Père Marie-Michel, carme, et le Père Marie-Van. Les statuts et le livre de vie de la fondation ont été reconnus en Église le 13 mai 2001 par Mgr Didier-Léon Marchand, ancien Évêque de Valence. La fondation est actuellement sous la vigilance pastorale de Mgr Jean-Christophe Lagleize, Évêque de Valence.

Le 11 janvier 2002, les fondateurs et deux sœurs de la Vierge Missionnaire assistèrent à la messe privée du Bienheureux Pape Jean-Paul II et le rencontrèrent ensuite. Le Père Marie-Michel remit le livre de vie au Saint-Père et reçut sa bénédiction pour toute la fondation.

La veille, le 10 janvier, une rencontre fraternelle eut lieu avec le Père Camilo Maccise, préposé général des carmes en vue d’une future affiliation de la fondation à l’ordre du Carmel thérésien.

Le charisme de la fondation est bien situé et synthétisé dès les premières pages du Livre de Vie dans le liminaire et le prologue :

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Liminaire de la Règle de Vie

À vous tous, frères et sœurs bien-aimés de Marie, Vierge Missionnaire, grâce, miséricorde et paix dans l’Esprit, de par Dieu notre Père et Jésus notre Seigneur ! J’ai en mémoire du cœur tous vos visages et vos cheminements… et comment ne pas rendre grâce à Dieu pour le chemin déjà parcouru ensemble dans le Cœur de Marie ? Comment ne pas exprimer ma reconnaissance au Christ pour votre persévérance à vivre et accueillir dans la foi cet appel de Marie, Vierge Missionnaire ?…

À travers bien des joies et des épreuves toujours inattendues, nous voici arrivés à un tournant, une étape décisive où l’Esprit commence à nous donner racines et croissance… où l’icône communautaire laisse deviner plus nettement les contours de notre visage en Église. Voici donc la première ébauche de notre « livre de vie » que j’ai essayé d’accueillir pour vous en écoutant l’Esprit et Marie, son épouse. A travers la prière silencieuse au désert, j’ose espérer qu’ils sont venus au secours de ma faiblesse car c’est bien un pécheur sans cesse gracié et un serviteur inutile qui s’adresse à vous. Mais il n’en reste pas moins vrai que Dieu fait miséricorde à qui il veut et puis-je demeurer sous vos yeux une parole d’espérance à cause de son trop grand Amour. Ainsi, recevons ce livre de vie comme un don miséricordieux et sachons y entendre l’appel initial inscrit dans notre baptême [1].

Soyons « saints et immaculés dans l’amour » en présence de ce Dieu-Trinité dont on a pu dire : « s’éloigner de Lui, c’est périr ; se tourner vers Lui, c’est ressusciter ; demeurer en Lui, c’est être inébranlable ; retourner à Lui, c’est renaître ; habiter en Lui, c’est vivre [2]« . Si ce livre de vie est né, c’est grâce aussi à la demande de notre Père très cher, Monseigneur Didier-Léon Marchand, Évêque de Valence. Depuis notre naissance en Église, il est en vérité le pasteur qui a veillé sur nous et nous lui en sommes si reconnaissants. Avec une attention fraternelle, il nous a écoutés et conseillés pour discerner l’œuvre de l’Esprit dans l’évaluation et l’affermissement de notre charisme. De par notre statut de nouvelle fondation, nous garderons précieusement ce sens profond de l’Église à travers laquelle parle l’Esprit [3].

En ce printemps du jubilé 2000 qui annonce un « nouveau printemps » [4] pour l’Église, voici donc ce livre de vie qui actualise ce que nous vivons déjà ensemble ces dernières années. Il a été reçu en communion avec Marie-Van, mon frère cofondateur qui m’a aidé et conseillé. Dans un esprit de foi et d’humilité, nous le recevrons avec amour de Marie, Vierge Missionnaire. Nous sommes nés de son Cœur. Et si en général, j’ai fait choix du tutoiement c’est pour nous faire entrer dans un dialogue simple et personnel avec le Seigneur : n’est-ce pas lui qui nous invite à aimer de son propre amour sur les chemins de l’Évangile ? C’est le livre de notre vie en Christ avec Marie.

Il s’adresse à tous les membres de la Fondation, chacun et chacune selon la forme de son appel unique en Église et dans le monde. Comment vous cacher mon labeur purifiant mais aussi la joie profonde que j’ai eue à écrire ces pages reçues et méditées dans le Cœur silencieux de Marie… Vous y découvrirez des richesses à unir pour que jaillisse la lumière : celles de la Parole de Dieu, de la spiritualité du Carmel, de la vie mariale, de la tradition vivante de l’Église et de cette voie d’enfance évangélique et mariale reçue de Van et Thérèse, les deux visages majeurs aux sources de notre fondation.

Nous recevrons donc ce livre de vie comme la forme [5] spécifique de notre charisme en Église. Il est la voie inédite que nous prendrons au quotidien pour suivre le Christ et aimer nos frères. Dans le Cœur de Marie, il est le garant de notre cohésion de vie et de notre unité communautaire pour devenir famille et communion à l’image de la Trinité Sainte. Nous aurons donc à cœur de l’aimer, le méditer, le creuser, le partager… et surtout de le vivre sous le regard du Christ miséricordieux. En la miséricorde faite à Marie, construisons d’abord en notre corps communautaire cette civilisation de l’Amour qu’espère l’Église pour demain [6].

Dans une écoute toujours renouvelée de l’Esprit, nous discernerons ses appels pour grandir et porter un fruit qui demeure. Avec une conscience ecclésiale toujours plus affinée, nous verrons que là où nous sommes semés, là est l’Église, là est l’Esprit qui nous devance pour faire avancer le royaume du Christ en ce monde. En Marie, Vierge Missionnaire, dans la solitude ou la mission, nous sommes avec tant d’autres les artisans de paix de la nouvelle évangélisation… et nous pressentons que c’est « l’aube d’une nouvelle ère missionnaire qui deviendra un jour radieuse [7]. » Je vous invite donc à accueillir ce livre de vie dans la joie et l’obéissance du cœur. Jour après jour, il va guider notre marche avec le peuple de Dieu vers la terre promise. Comme les hébreux au désert, vivons le constant pèlerinage intérieur en suivant la colonne de nuée qui sait le mystérieux itinéraire des rendez-vous de Dieu.

Attachons-nous non seulement à la lettre mais surtout à la nouveauté de l’Esprit. Et que dans notre vie resplendisse ce que ce livre de vie ne fait qu’entrevoir… En Marie lumineuse, nous sommes un petit reste de Sion choisi pour devenir l’Amour au cœur de l’Église et lumière dans le monde. En son Cœur qui veille sur nous, je veux redire à chacun et chacune ma communion et ma tendresse dans cet appel à offrir sans cesse notre pauvreté avec confiance [8] à Celui qui est plus grand que notre cœur… Votre petit frère et père Marie+Michel.

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Prologue de la Règle de Vie

1- Conscients que toute nouvelle réalité d’Église naît de l’unique richesse baptismale en vue d’une  » vie nouvelle  » dans le Christ, je veux affirmer au début de ce livre de vie notre confiance sans limite en l’Esprit qui conduit l’Église vers la Vérité et l’Amour. C’est sous sa vigilance de Mère que nous plaçons notre fondation en restant avec elle à l’écoute du Seigneur.

2- Né de la miséricorde du Père, notre petit Carmel de la Vierge Missionnaire reçoit un appel gratuit à suivre le Christ avec Marie à travers une vie communautaire semi-érémitique et missionnaire. Fondé sur la Règle du Carmel et sa tradition vivante, il en est une expression nouvelle dans l’Église d’après Vatican II.
La liturgie carmélitaine nous donne un merveilleux raccourci de notre vocation mariale : « Nous ayant accueillis parmi ses enfants, Elle nous entraîne par son exemple, Elle nous accompagne de son amour maternel. Elle nous a revêtus de l’habit de son Ordre pour que nous soyons, dans le monde, sa vivante image, que nous ne cessions, avec Elle, de contempler ton Verbe, que nous aimions nos frères avec son propre cœur et que nous les attirions au Christ en donnant, pour eux, notre vie[9]. »

« Le Carmel est tout marial » Vieil adage carmélitain

Tel est notre appel fondamental de «vivre à chaque instant du mystère de son cœur[10]» pour devenir vierge et missionnaire dans l’Amour miséricordieux.

3- Au cœur de cet appel, nous recevons St Joseph comme Père et modèle unique de confiance, de silence et d’humilité dans la docilité à l’Esprit. Contemplatif du mystère caché en Marie, il est notre maître de vie intérieure à travers la vie d’oraison et le travail au quotidien dans un esprit de famille sans cesse à construire dans l’amour du Christ.
Voulant vivre de son double esprit érémitique et prophétique, nous nous sentons aussi les enfants du prophète. Homme du désert et prophète du feu, nous voulons avec Élie, notre Père, nous tenir en prière dans la solitude du Carmel et nous laisser saisir et envoyer par l’Esprit d’Adonaï.
Prophète évangélique de la voie d’enfance et Docteur de la Science d’amour[11], nous accueillons également Sainte Petite Thérèse comme notre Mère. Suivant ses traces dans une expérience toujours plus approfondie de la pauvreté offerte à la miséricorde, nous espérons être l’Amour au cœur de l’Église[12].
Nous recevons enfin le petit Van comme notre Frère et Fondateur. Merveilleux témoin de ce temps enfanté par Thérèse, il est un de ces petits auxquels sont révélés les mystères du Cœur de Dieu. Sur la voie de la simplicité il est notre inspirateur et notre petit guide pour « devenir de jour en jour plus enfant[13] » dans le Cœur de la Vierge Missionnaire.

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I- Un Charisme marial : suivre le Christ avec Marie, Vierge Missionnaire

« Quant à Marie,
elle gardait avec soin tous ces événements,
les méditant en son Cœur. »

Luc 2, 19


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II- Un Charisme carmélitain : contempler le Christ par Marie Vierge Missionnaire

« Dans le silence et l’espérance sera votre force. »

Règle du Carmel

« Nul n’a pénétré le mystère du Christ en sa profondeur si ce n’est la Vierge… … aimer, c’est imiter Marie… Demeure en ta profondeur. »

Bse Élisabeth de la Trinité


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III- Un Charisme vanien (Marcel Van) et thérésien : ressembler au Christ en Marie, Vierge Missionnaire

 « O Mère, le seul moyen pour moi d’être tranquille,

c’est d’aller reposer sur ton cœur… » 

Van

 « Je comprends que ton âme, ô Vierge Immaculée

Soit plus chère au Seigneur que le divin séjour

Je comprends que ton âme, humble et douce vallée

Peut contenir Jésus, l’Océan de l’Amour » 

Ste Thérèse de Lisieux  

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IV- Visages de la Vierge Missionnaire

« Les saints ne vieillissent pratiquement jamais, ils ne tombent jamais dans la prescription… Ils restent continuellement témoins de la jeunesse de l’Evangile… Ils sont toujours les hommes et les femmes de l’avenir, les témoins du monde futur… »

Jean-Paul II, Lisieux, 2 juin 1980

1/ Paternité de saint Joseph

2/ Visages majeurs

2.1 Vénérable Marcel Van

2.2 Sainte Thérèse de Lisieux

2.3 Élie, le Prophète

2.4 Bienheureuse Élisabeth de la Trinité

2.5 Bienheureux Jean-Paul II

(texte dans la Règle bientôt à venir)

3/ Les Saints de référence à la Vierge Missionnaire

3.1 Les Saints bibliques

 

3.2 Les Saints du Carmel

3.3 Les Saints marials et les Saints du désert

 

Règle offerte au Cœur Immaculé de Marie par le Père Marie-Michel

Fatima, le 21 novembre 2000, Présentation au Temple de la Vierge Marie.

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