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Elle est reçue
aux premières vêpres de la Résurrection en communauté chaque premier
samedi du mois et elle est suivie d’un court commentaire des fondateurs.
L’ensemble (Parole et commentaire) est publié sur ce site deux ou
trois jours après.
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1. Premières Vêpres de la solennité de la Mère de Dieu |
Jean 3, 25-34 |
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Il s'éleva alors une discussion entre les
disciples de Jean et un Juif à propos de purification : ils
vinrent trouver Jean et lui dirent : "Rabbi, celui qui était
avec toi de l'autre côté du Jourdain, celui à
qui tu as rendu témoignage, le voilà qui baptise et
tous viennent à lui !" Jean répondit : "Un
homme ne peut rien recevoir, si cela ne lui a été
donné du ciel. Vous-mêmes, vous m'êtes témoins
que j'ai dit : "Je ne suis pas le Christ, mais je suis envoyé
devant lui." Qui a l'épouse est l'époux ; mais
l'ami de l'époux qui se tient là et qui l'entend,
est ravi de joie à la voix de l'époux. Telle est ma
joie, et elle est complète. Il faut que lui grandisse et
que moi je décroisse. Celui qui vient d'en haut est au-dessus
de tous ; celui qui est de la terre est terrestre et parle en terrestre.
Celui qui vient du ciel témoigne de ce qu'il a vu et entendu,
et son témoignage, nul ne l'accueille. Qui accueille son
témoignage certifie que Dieu est véridique ; en effet,
celui que Dieu a envoyé prononce les paroles de Dieu, car
il donne l'Esprit sans mesure.
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2. Commentaire de frère Marie-Michel(Possibilité d'écouter en ligne ou de télécharger l'enregistrement audio de sa prédication durant les Vêpres) |
La Visitation :
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En ce temps de Noël, l'Esprit attire notre attention
sur les derniers regards de Jean-Baptiste devant la manifestation
du Christ... et ses paroles rapportées par l'apôtre Jean
laissent entrevoir une plénitude. C'est le fruit de sa longue
attente au désert (Luc 1, 80) et de sa prédication prophétique
(Matthieu 3, 1-5). Cette dernière le mènera à
découvrir le Messie à travers un mystère d'humilité
qui le bouleversera (Matthieu 3, 13-19). Mais cette joie contemplative du Baptiste à une
origine plus profonde dans sa mémoire et dans le temps : c'est
l'évènement mystérieux de la Visitation. Là,
à travers la présence et la voix de Marie, il vibre
de joie devant le Verbe fait chair dont il est déjà
le prophète (Luc 1, 76). Les paroles d'Élisabeth ne
laissent aucun doute à ce sujet : " Et comment m'est-il
donné que vienne à moi la Mère de mon Seigneur
? Car, vois-tu, dès l'instant où ta salutation a frappé
mes oreilles, l'enfant a tressailli d'allégresse en mon sein.
" (Luc 2, 43-44) C'est en sa source la même joie qui habite
en plénitude le cœur du Précurseur en son couchant :
" Qui a l'épouse est l'époux; mais l'ami de l'époux
qui se tient là et qui l'entend, est ravi de joie à
la voix de l'époux. Telle est ma joie, et elle est parfaite.
" (Jn 3,29) C'est le signe que Marie est médiatrice de
cette joie comme le médite Jean-Paul II :
Ce mystère de la Visitation continue aujourd'hui où Marie ne cesse de venir nous visiter pour nous tourner vers son Fils. Par sa foi, elle est à la source de notre joie et son Cœur Immaculé est en ce temps le refuge de la joie, le mystère de Sion. On a raison de dire avec le psalmiste : " En elle, tout homme est né... en toi, toutes mes sources... " (psaume 87, 5-7)
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3. A l’école du Cœur de Marie - Le Rosaire de la Paix |
Une visitation de Saint François de Sales |
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" Vivre avec son Bien-Aimé, voilà
l'expérience que faisait saint François de Sales lorsqu'il
se déplaçait dans le Chablais ou à Genève,
portant toujours le Saint Sacrement sur lui. Il avait, à son
cou, dans une petite boite d'argent, quelques Hosties pour les malades.
Il traversait le Chablais en butte à de nombreuses oppositions,
mais avec le Christ pour ami et défenseur. Pour compagnon de
route. " Si Dieu est pour nous, qui sera contre nous ? "
Un jour qu'il se trouvait à Genève, il fit la connaissance
de Jacqueline Coste qui deviendra plus tard une des premières
visitandines. Cette jeune servante d'hôtellerie était
un véritable apôtre dans la ville de Calvin. Au cours
de cette rencontre, Jacqueline demanda de pouvoir se confesser. François
de Sales, après lui avoir donné le pardon de Dieu, lui
demanda si elle désirait communier. Surprise, Jacqueline lui
répondit : " Mais vous savez bien qu'il ne vous est pas
permis de dire la messe à Genève ! " Alors François
lui montra le Saint Sacrement qu'il portait sur lui. Elle tomba à
genoux et put recevoir, dans sa petite chambre d'hôtel, Celui
que son cœur aimait. Merveille d'un Dieu qui vient à notre
rencontre, qui vient nous trouver et nous rejoindre dans notre réalité
pour la transfigurer. " Maurice Henry-Couammier, |
Puissance politique du Saint Rosaire |
| Manille,
le 22 février 1986, un peu avant minuit Un camion militaire
à toute vitesse se fraie un passage à travers l'immense
foule. Au dernier moment, il freine brusquement devant un petit groupe
sans arme qui lui barre la route. Une cinquantaine de soldats sautent
du camion. Ils sont armés jusqu'aux dents de mitraillettes,
de baïonnettes, de pistolets. En silence, ils se postent à
trois mètres des civils et ne les quittent pas des yeux. En
face, la foule récite le rosaire sans arrêt. Aux mitraillettes
chargées, elle n'oppose que le rythme régulier de la
chaîne de prière, le visage calme et serein. À l'aube, le groupe de soldats s'anime. Ils chuchotent entre eux. Voici que l'un d'eux franchit la ligne de séparation et s'adresse à la foule : " Donnez-nous des chapelets ! " À une tension insupportable succède un soulagement général qui finit par des embrassades : " Ne sommes-nous pas tous des frères ? ", s'écrie le militaire, en déposant ses armes, imité par toute la troupe. " Miracle ! ", clame la foule. Un de ces nombreux miracles qui eurent lieu durant ces quatre jours de "révolution douce". Après les élections truquées de Marcos, une partie de l'armée s'est révoltée, protégée par la foule qui n'avait d'autre arme que le rosaire. En face de l'armée restée fidèle au régime, la foule surmonte sa peur en priant. Loin de provoquer l'adversaire, elle gagne sa sympathie en lui offrant des fleurs, des cigarettes et même du ravitaillement. Durant ces quatre jours, le peuple demeure vigilant, continuant sa prière sans interruption devant les tanks et sous la menace d'hélicoptères. Le ravitaillement est assuré d'une façon remarquable. Riches et pauvres partagent avec ceux qui restent sur les lieux durant ces jours d'attente. Personne ne souffre de la faim. Au moment où des soldats lancent des gaz lacrymogènes, le vent change de direction et déclenche chez les provocateurs des larmes - de repentir ? Toute cette révolution s'est effectuée sans effusion de sang - et sans haine -, grâce à la prière de tout un peuple. À aucune époque on n'a récité autant de chapelets à Manille, que durant ces jours de révolte contre la tyrannie. Betendes Gottesvolk, |