Parole du mois

Le 5 janvier 2008

Elle est reçue aux premières vêpres de la Résurrection en communauté chaque premier samedi du mois, ou à l'occasion d'un jour de fête d'Église, et elle est suivie d’un court commentaire des fondateurs. L’ensemble (Parole et commentaire) est publié sur ce site quelques jours après.

 

 

 

1. Premières Vêpres de l'Épiphanie

 

"Telle est ma Joie, et elle est complète"
Jn 3, 25-36

Il s'éleva alors une discussion entre les disciples de Jean et un Juif à propos de purification: ils vinrent trouver Jean et lui dirent: "Rabbi, celui qui était avec toi de l'autre côté du Jourdain, celui à qui tu as rendu témoignage, le voilà qui baptise et tous viennent à lui!" Jean répondit: "Un homme ne peut rien recevoir, si cela ne lui a été donné du ciel. Vous-mêmes, vous m'êtes témoins que j'ai dit: Je ne suis pas le Christ, mais je suis envoyé devant lui. Qui a l'épouse est l'époux; mais l'ami de l'époux qui se tient là et qui l'entend, est ravi de joie à la voix de l'époux. Telle est ma joie, et elle est complète. Il faut que lui grandisse et que moi je décroisse. Celui qui vient d'en haut est au-dessus de tous; celui qui est de la terre est terrestre et parle en terrestre. Celui qui vient du ciel témoigne de ce qu'il a vu et entendu, et son témoignage, nul ne l'accueille. Qui accueille son témoignage certifie que Dieu est véridique; en effet, celui que Dieu a envoyé prononce les paroles de Dieu, car il donne l'Esprit sans mesure. Le Père aime le Fils et a tout remis dans sa main. Qui croit au Fils a la vie éternelle; qui refuse de croire au Fils ne verra pas la vie; mais la colère de Dieu demeure sur lui."

(Bible de Jérusalem)


 

 

2. Commentaire audio du père Marie-Van

Télécharger ou écouter en ligne l'enregistrement audio de sa prédication.

Passerelles bibliques :  

1Co 11, 2-6 / 2P 1, 16-21 / 1Jn 2, 20-28 / Ap 19, 1-9


 

3. A l’école du Cœur de Marie - Le Rosaire de la Paix

 

Tant d'enfants sur les bras

Par la prière, il vous les avait mis.
Tout tranquillement dans les bras de celle qui est chargée de toutes les douleurs du monde.
Et qui a les bras si chargés,
Car le Fils a pris tous les péchés.
Mais la Mère a pris toutes les douleurs.
Il y a des jours dans l'existence où on sent qu'on ne peut plus se contenter des saints patrons.
Soit dit sans offenser personne. [...]
Il faut monter directement jusqu'au bon Dieu et à la Sainte Vierge,
(Et elle, qui les avait pris, elle avait
Tant d'enfants sur les bras.
Tous les enfants des hommes.
Depuis ce premier qu'elle avait porté dans ses bras.
Ce petit bonhomme qui riait comme un bijou.
Et qui depuis lui avait causé tant de tourments.
Parce qu'il était mort pour le salut du monde.)
Et elle, qui les avait pris, elle était
Si ardente et si pure. Il y a des jours où on sent bien que l'on ne peut plus se contenter des saints ordinaires.
Que les saints ordinaires ne suffisent plus. Et elle qui les avait pris, elle était
Si jeune et si puissante.
Si puissante auprès de Dieu.
Si puissante auprès du Tout-Puissant.
Et elle qui les avait pris, elle était
Si chargée de douleurs.
Et elle en avait tant vu depuis ce petit bonhomme
Qui riait en tétant.
Car il y a longtemps qu'elle n'est plus la mère des Sept Douleurs.
Les sept douleurs, c'était pour commencer.
Et il y a longtemps qu'elle est et que nous l'avons faite
La mère des septantes et des septantes fois septantes douleurs.
Il y a des jours où les patrons et les saints ne suffisent pas...
Alors il faut prendre son courage à deux mains
Et s'adresser directement à celle qui est au-dessus de tout.
Être hardi. Une fois. S'adresser hardiment à celle qui est infiniment belle. [...]

Charles Péguy, Le porche du Mystère de la deuxième vertu (extraits)

 

 

 

 

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