Parole du mois

Le 28 juillet 2007

Elle est reçue aux premières vêpres de la Résurrection en communauté chaque premier samedi du mois, ou à l'occasion d'un jour de fête d'Eglise, et elle est suivie d’un court commentaire des fondateurs. L’ensemble (Parole et commentaire) est publié sur ce site quelques jours après.

 

 

 

1. Premières Vêpres du 17e dimanche du Temps Ordinaire

 

Luc 17, 5-6

Les apôtres dirent au Seigneur : "Augmente en nous la foi." Le Seigneur dit : "Si vous aviez de la foi comme un grain de sénevé, vous auriez dit au mûrier que voilà : Déracine-toi et va te planter dans la mer, et il vous aurait obéi !"

(Bible de Jérusalem)

 


 

 

2. Commentaire de Père Marie-Van

(Possibilité d'écouter en ligne ou de télécharger l'enregistrement audio de sa prédication durant les Vêpres)

Passerelles bibliques :  

Ac 3,1-10 / Jn 6,...64-71 / Mc 15,29-32 / Mt 8,5-10


3. A l’école du Cœur de Marie - Le Rosaire de la Paix

"Bienheureuse celle qui a cru" !

Oui vraiment, « bienheureuse celle qui a cru » ! Ici, au pied de la Croix, ces paroles qu'Élisabeth avait prononcées après l'Annonciation semblent retentir avec une éloquence suprême et leur force devient profondément pénétrante. Depuis la Croix, pour ainsi dire du cœur même du mystère de la Rédemption, le rayonnement de cette bénédiction de la foi s'étend et sa perspective s'élargit. Elle rejaillit « jusqu'au commencement » et, comme participation au sacrifice du Christ, nouvel Adam, elle devient, en un sens, la contrepartie de la désobéissance et de l'incrédulité comprises dans le péché des premiers parents. C'est ce qu'enseignent les Pères de l'Eglise et, en particulier, saint Irénée cité par la Constitution Lumen gentium : « Le nœud de la désobéissance d'Ève a été dénoué par l'obéissance de Marie, car ce que la vierge Ève avait lié par son incrédulité, la Vierge Marie l'a délié par sa foi ». À la lumière de cette comparaison avec Ève , les Pères - comme le rappelle aussi le Concile - donnent à Marie le titre de «Mère des vivants» et ils disent souvent : « Par Ève la mort, par Marie la vie ».

C'est donc à juste titre que nous pouvons trouver dans la parole « Bienheureuse celle qui a cru » en quelque sorte une clé qui nous fait accéder à la réalité intime de Marie, de celle que l'ange a saluée comme « pleine de grâce ». Si elle a été éternellement présente dans le mystère du Christ parce que « pleine de grâce », par la foi elle y participa dans toute l'ampleur de son itinéraire terrestre : « elle avanca dans son pèlerinage de foi » et, en même temps, de manière discrète mais directe et efficace, elle rendait présent aux hommes le mystère du Christ . Et elle continue encore à le faire. Par le mystère du Christ, elle est aussi présente parmi les hommes. Ainsi, par le mystère du Fils, s'éclaire également le mystère de la Mère.

Jean-Paul II, Encyclique Redemptoris Mater, n°19


 

 

 

 

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