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Parole du mois |
Le 30 septembre 2006 |
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Elle est reçue aux premières vêpres de la Résurrection en communauté chaque premier samedi du mois, ou à l'occasion d'un jour de fête d'Eglise, et elle est suivie d’un court commentaire des fondateurs. L’ensemble (Parole et commentaire) est publié sur ce site deux ou trois jours après. |
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1. Premières Vêpres de la fête de sainte Thérèse de l'E.J. |
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Actes 22, 6-16 |
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« Je faisais route et j'approchais de Damas, quand tout à coup, vers midi, une grande lumière venue du ciel m'enveloppa de son éclat. Je tombai sur le sol et j'entendis une voix qui me disait : "Saoul, Saoul, pourquoi me persécutes-tu ?" Je répondis: "Qui es-tu, Seigneur ?" Il me dit alors : "Je suis Jésus le Nazôréen, que tu persécutes". Ceux qui étaient avec moi virent bien la lumière, mais ils n'entendirent pas la voix de celui qui me parlait. Je repris : "Que dois-je faire, Seigneur ?" Le Seigneur me dit : "Relève-toi. Va à Damas. Là on te dira tout ce qu'il t'est prescrit de faire." Mais comme je n'y voyais plus à cause de l'éclat de cette lumière, c'est conduit par la main de mes compagnons que j'arrivai à Damas. « Il y avait là un certain Ananie, homme dévot selon la Loi et jouissant du bon témoignage de tous les Juifs de la ville ; il vint me trouver et, une fois près de moi, me dit : "Saoul, mon frère, recouvre la vue." Et moi, au même instant, je pus le voir. Il dit alors : "Le Dieu de nos pères t'a prédestiné à connaître sa volonté, à voir le Juste et à entendre la voix sortie de sa bouche ; car pour lui tu dois être témoin devant tous les hommes de ce que tu as vu et entendu. Pourquoi tarder encore ? Allons ! Reçois le baptême et purifie-toi de tes péchés en invoquant son nom." »(Traduction de la Bible de Jérusalem) |
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2. Commentaire de Père Marie Van(Possibilité d'écouter en ligne ou de télécharger l'enregistrement audio de sa prédication durant les Vêpres) |
Passerelles bibliques :Ph 3,1-16 / 1Co 1,17-31 / Lc 10,21-24 et 18,15-17 / Ap 21,22-26 et 22,3-5 / 1Jn 1,5-7 |
3. A l’école du Cœur de Marie - Le Rosaire de la Paix |
La Vierge à Midi |
| Il est midi, je vois l'église ouverte. Il faut entrer. Mère de Jésus Christ, je ne viens pas prier. Je n'ai rien à offrir et rien à demander. Je viens seulement Mère, pour vous regarder. Vous regarder, pleurer de bonheur, savoir cela Que je suis votre fils et que vous êtes là. Rien que pour un moment pendant que tout s'arrête Midi ! Être avec vous Marie, en ce lieu où vous êtes. Ne rien dire, regarder votre visage, laisser le coeur chanter dans son propre langage, Ne rien dire, mais seulement chanter parce qu'on a le coeur trop plein Comme le merle qui suit son idée en ces espaces de couplets soudains. Parce que vous êtes belle, parce que vous êtes immaculée, la femme dans la Grâce enfin restituée, La créature dans son honneur premier et dans son épanouissement final, Telle qu'elle est sortie de Dieu au matin de sa splendeur originale Intacte ineffablement parce que vous êtes la Mère de Jésus Christ, qui est la vérité entre vos bras, et la seule espérance et le seul fruit. Parce que vous êtes la femme, l'Éden de l'ancienne tendresse oubliée, Dont le regard trouve le coeur tout à coup et fait jaillir les larmes accumulées. Parce que vous m'avez sauvé, parce que vous avez sauvé la France, Parce qu'elle aussi, comme moi, pour vous fut cette chose à laquelle on pense. Parce qu'à l'heure où tout craquait, c'est alors que vous êtes intervenue, Parce que vous avez sauvé la France une fois de plus, Parce qu'il est midi, parce que nous sommes en ce jour d'aujourd'hui Parce que vous êtes là pour toujours, simplement parce que vous êtes Marie, simplement parce que vous existez Mère de Jésus Christ, soyez remerciée . Paul Claudel (poème écrit en 1914, à l'heure où l'on attendait l'issue de la bataille de la Marne)
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