Parole du mois

Le 1er juillet 2006

Elle est reçue aux premières vêpres de la Résurrection en communauté chaque premier samedi du mois, ou à l'occasion d'un jour de fête d'Eglise, et elle est suivie d’un court commentaire des fondateurs. L’ensemble (Parole et commentaire) est publié sur ce site deux ou trois jours après.

 

 

 

1.Premières Vêpres du 13 ème dimanche du Temps Ordinaire

 

2 Cor 12, 1-11a

Il faut se glorifier? (cela ne vaut rien pourtant) eh bien! j'en viendrai aux visions et révélations du Seigneur. Je connais un homme dans le Christ qui, voici quatorze ans - était-ce en son corps? je ne sais; était-ce hors de son corps? je ne sais; Dieu le sait - …cet homme-là fut ravi jusqu'au troisième ciel. Et cet homme-là - était-ce en son corps? était-ce sans son corps? je ne sais, Dieu le sait - , je sais qu'il fut ravi jusqu'au paradis et qu'il entendit des paroles ineffables, qu'il n'est pas permis à un homme de redire. Pour cet homme-là je me glorifierai; mais pour moi, je ne me glorifierai que de mes faiblesses. Oh! si je voulais me glorifier, je ne serais pas insensé; je dirais la vérité. Mais je m'abstiens, de peur qu'on ne se fasse de moi une idée supérieure à ce qu'on voit en moi ou ce qu'on m'entend dire. Et pour que l'excellence même de ces révélations ne m'enorgueillisse pas, il m'a été mis une écharde en la chair, un ange de Satan chargé de me souffleter - pour que je ne m'enorgueillisse pas! A ce sujet, par trois fois, j'ai prié le Seigneur pour qu'il s'éloigne de moi. Mais il m'a déclaré: "Ma grâce te suffit: car la puissance se déploie dans la faiblesse." C'est donc de grand coeur que je me glorifierai surtout de mes faiblesses, afin que repose sur moi la puissance du Christ. C'est pourquoi je me complais dans les faiblesses, dans les outrages, dans les détresses, dans les persécutions et les angoisses endurées pour le Christ; car, lorsque je suis faible, c'est alors que je suis fort. Me voilà devenu insensé!

(Traduction de la Bible de Jérusalem)

 


 

 

2. Commentaire de Père Marie-Michel

(Possibilité d'écouter en ligne ou de télécharger l'enregistrement audio de sa prédication durant les Vêpres)

Passerelles bibliques :  

Colossiens 1, 24-29 / Romains 8, 18-27


3. A l’école du Cœur de Marie - Le Rosaire de la Paix

Marie ou le risque du coeur

En Marie resplendit l'éternelle bonté du Créateur, qui, dans son dessein de salut, l'a choisie pour être Mère de son Fils unique et l'a préservée de toute tache de péché.

Dans la Mère du Christ et notre Mère, s'est parfaitement réalisée la vocation de tout être humain : tous les hommes, rappelle l'apôtre Paul, sont appelés à être saints et immaculés en présence de Dieu dans l'amour (cf. Ep 1, 4). En regardant la Vierge, comment ne pas la laisser réveiller en nous, ses fils, l'aspiration à la beauté, à la bonté et à la pureté du coeur ? Sa candeur céleste nous attire vers Dieu, nous aidant à surmonter la tentation d'une vie médiocre, faite de compromis avec le mal, pour nous guider de façon décidée vers le bien authentique, qui est source de joie.

Plus l'homme est proche de Dieu et plus il est proche des hommes. Nous le voyons en Marie : le fait qu'elle soit totalement auprès de Dieu est la raison pour laquelle elle est également si proche de tous les hommes. C'est pourquoi elle peut être la Mère de toute consolation et de toute aide, une Mère à laquelle, devant chaque nécessité, chacun peut oser s'adresser dans sa propre faiblesse et dans son propre péché, car elle comprend tout et elle est pour tous la force ouverte de la bonté créatrice.

C'est en elle que Dieu imprime son image, l'image de Celui qui suit la brebis égarée jusque dans les montagnes et parmi les épines et les ronces des péchés de ce monde, se laissant blesser par la couronne d'épines de ces péchés pour prendre la brebis sur ses épaules et la ramener à la maison.

En tant que Mère compatissante, Marie est la figure anticipée et le portrait permanent de son Fils. Son coeur, grâce au fait d'être et de ressentir avec Dieu, s'est agrandi. En elle, la bonté de Dieu s'est beaucoup approchée et s'approche beaucoup de nous. Ainsi Marie se trouve devant nous comme signe de réconfort, d'encouragement, d'espérance.

Elle s'adresse à nous en disant : "Aie le courage d'oser avec Dieu ! Essaie ! N'aie pas peur de Lui ! Aie le courage de risquer la foi ! Aie le courage de risquer la bonté ! Aie le courage de risquer le coeur pur ! Engage-toi avec Dieu, tu verras alors que c'est précisément grâce à cela que ta vie deviendra vaste et lumineuse, non pas ennuyeuse, mais pleine de surprises infinies, car la bonté infinie de Dieu ne tarit jamais !"

Nous rendons grâce au Seigneur pour le grand signe de sa bonté qu'il nous a donné en Marie, sa Mère et la Mère de l'Église. Nous le prions de placer Marie sur notre chemin comme une lumière qui nous aide à devenir nous aussi lumière et à porter cette lumière dans les nuits de l'histoire.

Benoît XVI, Extraits de l'Angélus et de l'homélie du 8 décembre 2005


 

 

 

 

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