|
Elle est reçue aux premières
vêpres de la Résurrection en communauté chaque premier samedi du mois et elle
est suivie d’un court commentaire des fondateurs. L’ensemble (Parole et commentaire)
est publié sur ce site deux ou trois jours après. |
1. Mercredi des Cendres |
Matthieu 16, 24-27 |
|
Alors Jésus dit à ses disciples: "Si quelqu'un veut venir à ma suite, qu'il se renie lui-même, qu'il se charge de sa croix, et qu'il me suive. Qui veut en effet sauver sa vie la perdra, mais qui perdra sa vie à cause de moi la trouvera. Que servira-t-il donc à l'homme de gagner le monde entier, s'il ruine sa propre vie? Ou que pourra donner l'homme en échange de sa propre vie? "C'est qu'en effet le Fils de l'homme doit venir dans la gloire de son Père, avec ses anges, et alors il rendra à chacun selon sa conduite. En vérité je vous le dis: il en est d'ici présents qui ne goûteront pas la mort avant d'avoir vu le Fils de l'homme venant avec son Royaume." (Traduction BJ) |
2. Commentaire de frère Marie-Michel(Possibilité d'écouter en ligne ou de télécharger l'enregistrement audio de sa prédication durant les Vêpres) |
|
Passerelles bibliques : Jean 12, 23-36 / 2 Thessaloniciens 2, 1-12. |
3. A l’école du Cœur de Marie - Le Rosaire de la Paix |
La tendresse du Père pour Marie |
Ce qui était le plus auguste en la Mère de Dieu, et qui est le moins considéré, est le titre et la qualité d'Epouse de Dieu le Père, avec lequel elle devient une, pour être avec lui Mère de son Fils. Dieu le Père ayant dessein de sortir hors soi par les voies de l' amour, et de former une famille naissante de lui-même, a voulu premièrement se pourvoir d'une épouse qui lui fût semblable, de même qu'en voulant former le genre humain selon la chair, il joignit à Adam une aide semblable à lui, de laquelle devait naître toute la postérité des hommes. Or, cette épouse, qu'il a voulu se choisir, c'est la Très Sainte Vierge. Il l'avait destinée de toute éternité pour être la mère de son Fils; et le temps étant venu pour accomplir ce mystère, il lui donne un surcroît de grâces, de richesses et d'ornements si magnifiques pour l'élever à cette incomparable dignité, que sa divine majesté éprise d'amour pour cette aimable princesse, se lie à elle, pour former en elle son Fils, et l'en rendre la mère. Qui pourrait pénétrer ce que c'est que cette dignité d'é pouse? Qui pourrait comprendre en quel état de sainteté est tirée la Très Sainte Vierge par le Père éternel, qui, l'hono rant de ce titre glorieux, l'élève dans son sein jusqu'au plus intime de sa substance et de son coeur? Elle est pour lors dans un abandon inconcevable à la puissance et au domaine du Père éternel. Elle est tellement passée en lui et dans ses droits, qu'il ne se peut rien comprendre de pareil. Elle lui est livrée sans retour, sans soin et sans souci ; et elle est dans une joie, et dans un repos qui ne se peut dire, de se voir en ce lieu où Dieu seul est sa suffisance. Dieu le Père a aussi, de son côté, une joie incroyable de posséder cette âme, et de la. voir ainsi abandonnée à lui. Il la voit toute sienne avec une consolation et une joie non pareille. Jamais créature ne pourra exprimer quel est l'amour et la tendresse de Dieu le Père envers la Sainte Vierge, en qualité d'épouse. Cela est infini, immense, inconcevable et incompréhensible à tout esprit créé : c'est un ouvrage que Dieu seul peut comprendre. Je le prie de tout mon coeur de vous faire goûter et res sentir quelque chose de cette sublime grandeur, et de vous mettre en part des saintes qualités, dont votre divine Mère est remplie en cet état divin. C'est un Dieu jaloux, et qui désire avec ardeur de rencontrer des âmes qui soient en état d'être rendues participantes de ce qu'il a communiqué de plus parfait et de plus saint à son Fils et à sa très sainte Mère. (Jean-Jacques Olier, Lettres, de Gigard Tome II, p.389)
|