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Elle est reçue aux premières
vêpres de la Résurrection en communauté chaque premier samedi du mois et elle
est suivie d’un court commentaire des fondateurs. L’ensemble (Parole et commentaire)
est publié sur ce site deux ou trois jours après. |
1. Premières Vêpres de la Résurrection |
Jean 1, 9-18 |
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1:9 Le Verbe était
la lumière véritable, qui éclaire tout homme ; il venait
dans le monde.
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2. Commentaire de frère Marie-Michel |
Croire |
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Ton Créateur est devenu ton Sauveur car " le monde fut par Lui " et " Il est venu chez Lui ". Le prologue de l'Évangile de Jean est l'hymne incomparable de l'Incarnation dont le cœur est le verset 14 :
Dieu s'est fait homme, un de la Trinité a revêtu notre chair. Évènement d'une nouveauté absolue pour l'Humanité qui peut désormais " voir Dieu " dans un homme : " Qui m'a vu a vu le Père " dit le Christ (Jean 14,9). Émerveillement sans fin face à ce mystère, cœur de notre Foi, où est manifestée la folie de Dieu pour chacun de nous : son amour infini l'a fait basculer du côté de l'Homme en nous donnant tout en son Fils. Une confiance envers l'Homme comme seul le Père en a le secret et dont nous devrions prendre la mesure à chaque communion eucharistique. Le Père a tout dit et tout donné en son Fils bien-aimé : " Il est devenu ce qu'il n'était pas sans cesser d'être ce qu'il est " chante la liturgie et le catéchisme précise magnifiquement :
En s'attaquant à
la Foi de l'Église à travers les trois blancheurs (l'Eucharistie,
le Pape et Marie) données en vision à saint Jean Bosco… le démon
se révèle être celui qui nie le mystère de l'Incarnation
de toute sa force : "C'est là l'esprit de l'Antichrist" (1 Jean
4,3). On le voit se manifester tout au long de l'histoire de l'Église où
il semble qu'aux hérésies plus frontales du début à
succéder une hérésie plus planifiée qui vide peu à
peu la Foi de son contenu (hérésie du grec haïresis : choix
ou objet choisi. C'est le choix d'un ou plusieurs baptisés de refuser un
ou plusieurs articles de la Foi catholique définis par l'Église
comme vérité révélée). Notre Foi en Église
doit demeurer plus que vigilante pour garder le dépôt (1 Timothée
6, 20-21), ce trésor de vérité qui seul est source d'un amour
universel. En
le gardant avec Marie en nos cœurs, saurons-nous reconnaître le Visage de
Dieu dans l'épaisseur de l'homme au quotidien ? Il a promis d'être
avec nous " tous les jours jusqu'à la fin des temps " (Matthieu
28, 20). Dieu s'est tellement lié à l'homme en son Fils que son
amour ne peut se toucher qu'à travers l'humilité de l'Incarnation.
L'Amour infini s'est manifesté en ce cachant dans la folie de la Croix.
La pauvreté est la signature de Dieu.
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3. A l’école du Cœur de Marie - Le Rosaire de la Paix |
Imite l'Humilité de Dieu |
Si l'orgueil nous a fait sortir, l'humilité nous fera rentrer... Comme le médecin, après avoir établi un diagnostic, traite le mal dans sa cause, toi, guéris la source du mal, guéris l'orgueil ; alors il n'y aura plus de mal en toi. Pour guérir ton orgueil le Fils de Dieu est descendu ; il s'est fait humble. Pourquoi t'enorgueillir ? Pour toi Dieu s'est fait humble. Tu rougirais peut-être d'imiter l'humilité d'un homme ; imite au moins l'humilité de Dieu. Le Fils de Dieu s'est fait humble ; il est venu dans l'homme. On t'ordonne, à toi, d'être humble ; on ne te demande pas de devenir une bête. Dieu, lui, s'est fait homme. Toi, homme, connais que tu es homme ; toute ton humilité consiste à te connaître. Écoute Dieu qui t'enseigne l'humilité : " Je ne suis pas venu faire ma volonté, mais la volonté de celui qui m'a envoyé " (Jn 6,38). Je suis venu, humble, enseigner l'humilité, comme un maître d'humilité. Celui qui vient à moi s'incorpore à moi ; il devient humble. Celui qui adhère à moi sera humble ; il ne fait pas ma volonté, mais celle de Dieu. Aussi ne sera-t-il pas jeté dehors (Jn 6,37), comme lorsqu'il était orgueilleux. Saint Augustin (354-430)
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Contempler
le Visage |
Dans le parcours spirituel du Rosaire, fondé sur la contemplation incessante - en compagnie de Marie - du visage du Christ, on est appelé à poursuivre un tel idéal exigeant de se conformer à Lui grâce à une fréquentation que nous pourrions dire " amicale ". Elle nous fait entrer de manière naturelle dans la vie du Christ et pour ainsi dire " respirer " ses sentiments. Le bienheureux Bartolo Longo dit à ce propos : " De même que deux amis qui se retrouvent souvent ensemble finissent par se ressembler même dans la manière de vivre, de même, nous aussi, en parlant familièrement avec Jésus et avec la Vierge, par la méditation des Mystères du Rosaire, et en formant ensemble une même vie par la Communion, nous pouvons devenir, autant que notre bassesse le permet, semblables à eux et apprendre par leurs exemples sublimes à vivre de manière humble, pauvre, cachée, patiente et parfaite ". Grâce à ce processus de configuration au Christ, par le Rosaire, nous nous confions tout particulièrement à l'action maternelle de la Vierge Sainte. Tout en faisant partie de l'Église, comme membre qui " tient la place la plus élevée et en même temps la plus proche de nous ", elle, qui est la mère du Christ, est en même temps la " Mère de l'Église ". Et comme telle, elle " engendre " continuellement des fils pour le Corps mystique de son Fils. Elle le fait par son intercession, en implorant pour eux l'effusion inépuisable de l'Esprit. Elle est l'icône parfaite de la maternité de l'Église. Jean-Paul II, |