Parole du mois
Le 5 mai 2005
Elle est reçue aux premières vêpres de la Résurrection en communauté chaque premier samedi du mois et elle est suivie d’un court commentaire des fondateurs. L’ensemble (Parole et commentaire) est publié sur ce site deux ou trois jours après.
 
 

1. Premières Vêpres de l'Ascension

 

1 Pierre 5, 5-11

Pareillement, les jeunes, soyez soumis aux anciens : revêtez-vous tous d'humilité dans vos rapports mutuels, car Dieu résiste aux orgueilleux, mais c'est aux humbles qu'il donne sa grâce. Humiliez-vous donc sous la puissante main de Dieu, pour qu'il vous élève au bon moment ; de toute votre inquiétude, déchargez-vous sur lui, car il a soin de vous.


Soyez sobres, veillez. Votre partie adverse, le Diable, comme un lion rugissant, rôde, cherchant qui dévorer. Résistez-lui, fermes dans la foi, sachant que c'est le même genre de souffrance que la communauté des frères, répandue dans le monde, supporte. Quand vous aurez un peu souffert, le Dieu de toute grâce, qui vous a appelés à sa gloire éternelle, dans le Christ, vous rétablira lui-même, vous affermira, vous fortifiera, vous rendra inébranlables.

A Lui la puissance pour les siècles des siècles ! Amen.

Passerelles bibliques :    Siracide 2, 1-18 / 1 Jean 2, 12-17


 

2. Commentaire de frère Marie-Michel (audio uniquement)

(Possibilité d'écouter en ligne ou de télécharger l'enregistrement audio de sa prédication durant les Vêpres)


 

3. Extraits du discours de notre Saint Père, le 20 avril 2005

 

Benoît XVI : " La main forte de Jean-Paul II serre la mienne. "

  J'ai en mon âme en ce moment deux sentiments opposés. D'un côté, un sentiment d'inadéquation et de trouble humain face à la responsabilité qui m'a été confiée hier, et de l'autre, le sentiment, vivant en moi, d'une profonde reconnaissance envers Dieu, qui n'abandonne pas son peuple, mais l'accompagne à travers les temps, sous la conduite de ceux qu'Il choisit Lui-même comme vicaires de son Fils.

Malgré tout, c'est cette reconnaissance qui prévaut dans mon cœur, pour le don de sa divine miséricorde. Et je considère cela comme une grâce spéciale qui me vient de Jean-Paul II. Il me semble sentir sa main forte qui serre la mienne. Il me semble voir ses yeux souriants, et écouter ses paroles, qui me sont spécialement adressées en ce moment : "N'aie pas peur!"

La mort de Jean-Paul II, et les jours qui ont suivi, ont été pour l'Église et pour le monde entier un temps extraordinaire de grâce. La grande douleur de sa disparition, et le sentiment de vide qu'il a laissé en nous tous, ont été adoucis par l'action du Christ ressuscité, qui s'est manifesté au cours de ces longues journées, dans la vague unanime de Foi, d'amour et de solidarité spirituelle, qui a culminé avec ses obsèques solennelles.

Je peux le dire : ces obsèques ont été une expérience vraiment extraordinaire, par laquelle on a perçu en quelque sorte la puissance de Dieu qui, à travers l'Église, veut former de tous les peuples une grande famille, par la force unificatrice de la Vérité et de l'Amour. [...]

Si le poids de la responsabilité qui se pose sur mes pauvres épaules est énorme, la puissance divine sur laquelle je peux compter est certainement sans mesure. En me choisissant comme évêque de Rome, le Seigneur a voulu faire de moi son vicaire. Il veut faire de moi une "pierre", sur laquelle tous puissent s'appuyer avec confiance. Je Lui demande de suppléer à la pauvreté de mes forces, pour que je sois un pasteur courageux et fidèle de son troupeau, toujours docile aux inspirations de son Esprit. […]

Je vous demande à tous, frères dans l'épiscopat, d'être à mes côtés par votre prière et vos conseils, pour que je puisse être vraiment le serviteur des serviteurs de Dieu. De même que Pierre et les autres Apôtres constituaient par la volonté du Seigneur un unique collège apostolique, de même, le successeur de Pierre et les évêques, successeurs des Apôtres, doivent être étroitement unis entre eux. Cette communion collégiale, dans la diversité des rôles et des fonctions, est au service de l'Église et de l'unité de la Foi, de laquelle dépend beaucoup l'efficacité de l'action évangélisatrice dans le monde contemporain. [...]

J'ai à l'esprit, en particulier, le testament de Jean-Paul II. Il laisse une Église courageuse, plus libre, plus jeune. Église qui, selon son enseignement et son exemple, regarde avec sérénité le passé et n'a pas peur de l'avenir. [...]

Mon pontificat commence de manière on ne peut plus significative pendant que l'Église vit l'année consacrée à l'Eucharistie. Comment ne pas accueillir dans cette coïncidence providentielle un élément qui doit caractériser le ministère auquel je suis appelé ? [...] L'Eucharistie sera au cœur, en août prochain, des Journées mondiales pour la jeunesse à Cologne, et, en octobre, du synode des évêques. Je demande à tous d'intensifier dans les prochains mois l'amour et la dévotion pour le Christ Eucharistie, et d'exprimer d'une manière courageuse et claire la Foi en la présence réelle du Seigneur, surtout à travers la solennité et le respect des célébrations. Je le demande spécialement aux prêtres, à qui je pense en ce moment avec une grande affection. […]

L'Église d'aujourd'hui doit raviver en elle la conscience qu'il est de son devoir de proposer de nouveau au monde la voix de Celui qui a dit : "Je suis la Lumière du monde, qui me suit ne marchera pas dans les ténèbres, mais aura la lumière de la vie". En commençant son ministère, le nouveau pape sait que son devoir est de faire resplendir devant les hommes et les femmes d'aujourd'hui la lumière du Christ : non pas la sienne, mais celle du Christ.

Conscient de cela, je m'adresse à tous, y compris à ceux qui suivent d'autres religions, ou qui simplement cherchent une réponse aux questions fondamentales de l'existence, et ne l'ont pas encore trouvée. A tous, je m'adresse avec simplicité et affection, pour les assurer que l'Église veut continuer à tisser avec eux un dialogue ouvert et sincère, à la recherche du bien véritable de l'homme et de la société. Je demande à Dieu l'unité et la paix pour la famille humaine, et je témoigne de la disponibilité de tous les catholiques pour coopérer à un développement social authentique, respectueux de la dignité de chaque être humain. Je n'économiserai pas mes forces et mon dévouement pour poursuivre le dialogue prometteur de mes prédécesseurs avec les différentes civilisations, pour que de la compréhension réciproque émergent les conditions d'un meilleur avenir pour tous.

Je pense en particulier aux jeunes [...], en attendant, s'il plaît à Dieu, de les rencontrer à Cologne, à l'occasion des prochaines Journées mondiales de la jeunesse. Avec vous, chers jeunes, avenir et espérance de l'Église et de l'humanité, je continuerai à dialoguer, en écoutant vos attentes dans l'intention de vous aider à rencontrer toujours plus profondément le Christ vivant, éternellement jeune.

 

Notre Saint Père Benoît XVI,
extraits de son discours du 20 avril 2005,
à la Chapelle Sixtine.

 

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