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Elle est reçue
aux premières vêpres de la Résurrection en communauté chaque premier
samedi du mois et elle est suivie d’un court commentaire des fondateurs.
L’ensemble (Parole et commentaire) est publié sur ce site deux ou
trois jours après.
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1. Premières Vêpres de la Résurrection |
Matthieu 25, 14-30 |
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C'est comme un homme qui, partant en voyage, appela ses serviteurs
et leur remit sa fortune. A l'un il donna cinq talents, deux à
un autre, un seul à un troisième, à chacun
selon ses capacités, et puis il partit. Aussitôt
celui qui avait reçu les cinq talents alla les faire produire
et en gagna cinq autres. De même celui qui en avait reçu
deux en gagna deux autres. Mais celui qui n'en avait reçu
qu'un s'en alla faire un trou en terre et enfouit l'argent de
son maître. Vint ensuite celui qui avait reçu deux talents : "Seigneur, dit-il, tu m'as remis deux talents : voici deux autres talents que j'ai gagnés. " "C'est bien, serviteur bon et fidèle, lui dit son maître, en peu de choses tu as été fidèle, sur beaucoup je t'établirai ; entre dans la joie de ton seigneur". Vint enfin celui qui détenait un seul talent : "Seigneur, dit-il, j'ai appris à te connaître pour un homme âpre au gain : tu moissonnes où tu n'as point semé, et tu ramasses où tu n'as rien répandu. Aussi, pris de peur, je suis allé enfouir ton talent dans la terre : le voici, tu as ton bien. " Mais son maître lui répondit : "Serviteur mauvais et paresseux ! tu savais que je moissonne où je n'ai pas semé, et que je ramasse où je n'ai rien répandu ? Eh bien ! tu aurais dû placer mon argent chez les banquiers, et à mon retour j'aurais recouvré mon bien avec un intérêt. Enlevez-lui donc son talent et donnez-le à celui qui a les dix talents. Car à tout homme qui a, l'on donnera et il aura du surplus ; mais à celui qui n'a pas, on enlèvera ce qu'il a. Et ce propre à rien de serviteur, jetez-le dehors, dans les ténèbres : là seront les pleurs et les grincements de dents. " |
2. Commentaire de frère Marie-Michel(Possibilité d'écouter en ligne ou de télécharger l'enregistrement audio de sa prédication durant les Vêpres) |
La parabole des talents ou la vérité du coeur |
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Cette parabole s'inscrit dans le discours eschatologique
du Seigneur en Matthieu. Comme pour celle du majordome (Mt 24, 45)
ou celle des dix vierges (Mt 25, 1), c'est l'épreuve du temps
qui vérifie le cœur de l'homme : la qualité de sa foi
et de son amour est intimement liée au retour du maître.
C'est ce retour " imprévisible " qui donne sens au
présent. Par le don d'une gérance ou de talents, le
maître fait confiance et vérifiera le vécu de
chacun à son arrivée… Mais il faut aller bien sûr plus loin
que la simple réussite d'un contrat. Le maître, c'est
le Seigneur. Les serviteurs, c'est nous… et c'est d'abord la vigilance
de notre cœur dans la foi que la pédagogie du Christ met en
relief : " Veillez donc ! … vous ne savez pas quel jour va venir
votre maître !… " (Mt 24, 42). Celui qui aime ne se lasse
pas d'attendre en prouvant son amour par des actes, si petits soient-ils
: " En peu de choses, tu as été fidèle "
(Mt 25, 21). Ce qui confirme l'intuition de Thérèse
de Lisieux : " Jésus ne regarde pas tant à la grandeur
des actions, ni même à leur difficulté qu'à
l'amour qui fait faire ses actes. " (lettre 65) De fait, aux sources de cette parabole
est posée la question dont tout dépend : quel visage
de Dieu je porte en mon âme ? Celui du serviteur qui a peur
du maître ou celui qui voit dans la confiance du maître
sa bonté ? L'attente ne peut être féconde que
si elle est habitée par la confiance. On choisit d'attendre
et de travailler avec amour pour quelqu'un dont on se sait aimé…
Ne nous trompons pas sur l'enjeu de la parabole : avant toute activité
féconde, il s'agit de " pressentir " qui est le maître.
Le malheur est de ne pas le connaître (Mt 25, 12) et c'est le
péché du mauvais serviteur (Mt 25, 24). Être chrétien,
c'est d'abord contempler Celui qui nous a tant aimés : "
Tant que vous n'écoutez pas Jésus dans le silence de
votre cœur, vous ne pourrez pas l'entendre dire " j'ai soif "
dans le cœur des pauvres. " (Bienheureuse Mère Térésa)
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3. A l’école du Cœur de Marie - Le Rosaire de la Paix |
Le féminin dans la foi |
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"La figure de la femme est indispensable à la cohérence
de la foi biblique. Elle exprime la réalité de la Création,
elle exprime la fécondité de la grâce. Quand dans
le Nouveau Testament, les schémas abstraits de l'espérance
fondée sur la bienveillance de Dieu pour son peuple reçoivent
un nom concret et personnel en la figure de Jésus Christ, surgit
aussi la figure de la femme. Celle-ci n'était alors perçue
que de façon typologique en Israël et personnalisée
provisoirement dans les grandes femmes d'Israël par leur nom,
comme résumé personnel du principe femme. Or, le principe
est réel seulement dans la personne; mais la personne, précisément
par son caractère unique, renvoie toujours au-delà d'elle-même,
à l'enveloppement qui la porte et la présente : Marie.
Joseph
Ratzinger, Benoît XVI |