Parole du mois
Le premier mai 2004
Elle est reçue aux premières vêpres de la Résurrection en communauté chaque premier samedi du mois et elle est suivie d’un court commentaire des fondateurs. L’ensemble (Parole et commentaire) est publié sur ce site deux ou trois jours après.
 

 

 

1. Premières Vêpres de la Résurrection

 

1 Jean 3, 1-10

1Jn 3:1 - Voyez quelle manifestation d'amour le Père nous a donnée pour que nous soyons appelés enfants de Dieu. Et nous le sommes ! Si le monde ne nous connaît pas, c'est qu'il ne l'a pas connu.
1Jn 3:2 - Bien-aimés, dès maintenant, nous sommes enfants de Dieu, et ce que nous serons n'a pas encore été manifesté. Nous savons que lors de cette manifestation nous lui serons semblables, parce que nous le verrons tel qu'il est.
1Jn 3:3 - Quiconque a cette espérance en lui se rend pur comme celui-là est pur.
1Jn 3:4 - Quiconque commet le péché commet aussi l'iniquité, car le péché est l'iniquité.
1Jn 3:5 - Or vous savez que celui-là s'est manifesté pour ôter les péchés et qu'il n'y a pas de péché en lui.
1Jn 3:6 - Quiconque demeure en lui ne pèche pas. Quiconque pèche ne l'a vu ni connu.
1Jn 3:7 - Petits enfants, que personne ne vous égare. Celui qui pratique la justice est juste comme celui-là est juste.
1Jn 3:8 - Celui qui commet le péché est du diable, car le diable est pécheur dès l'origine. C'est pour détruire les œuvres du diable que le Fils de Dieu est apparu.
1Jn 3:9 - Quiconque est né de Dieu ne commet pas le péché parce que sa semence demeure en lui ; il ne peut pécher, étant né de Dieu.
1Jn 3:10 - A ceci sont reconnaissables les enfants de Dieu et les enfants du diable : quiconque ne pratique pas la justice n'est pas de Dieu, ni celui qui n'aime pas son frère.

 


 

 

2. Commentaire de frère Marie-Michel

 

Enfants de Dieu et de Marie…
… nous le sommes !

  En ce début du mois de Marie, saint Jean nous appelle avec force à un renouvellement de notre regard : " Ouvrez les yeux de la foi (Jean 1, 12)… Voyez ! Contemplez le don merveilleux du Père : En Jésus ressuscité, nous sommes nés de Dieu, nous sommes devenus enfants de Dieu, nous sommes de la famille de Dieu ! ... "

 C'est pour Jean une " manifestation d'Amour " du Père qui nous fait entrer dans le mystère du Fils… dans son Regard d'Enfant unique. C'est déjà la vie trinitaire dans l'obscurité de la foi (Jean 5, 24). Plus tard, nous le verrons tel qu'Il est, " notre face verra la Face du Dieu vivant et elle se réjouira d'une joie ineffable… car la vie de l'homme, c'est la vision de Dieu " (Saint Irénée de Lyon). La foi, c'est donc guérir de la vue… un peu comme cet aveugle de l'Évangile que Jésus a guéri progressivement (Marc 8, 22-25) : Il voit dans la mesure où il s'appuie sur un " Autre " mystérieux. La confiance ouvre les yeux du cœur. La foi qui s'abandonne mène à la vision de l'Amour…

  Que ce mois de mai nous plonge dans le Cœur de la Mère par le Saint Rosaire. Comme au temps du Cénacle avec les apôtres. Elle seule sait nous préparer à recevoir l'effusion du Saint-Esprit… Et que notre cœur aussi se mette déjà en attente priante pour la venue du Saint-Père à Lourdes le 15 août prochain. C'est comme une autre Pentecôte qui nous est offerte par Marie. Par la route ou en esprit, sachons nous y rendre pour manifester " le visage de l'Église comme famille unie à Marie " (Jean-Paul II).

 

 

Passerelles bibliques :    Romains 8, 14-17 / Jean 8, 42-51 / Jean 15, 12-17

3. A l’école du Cœur de Marie - Le Rosaire de la Paix

Si tu aimes ton frère…
… tu verras Dieu.

  "Quiconque est né de Dieu ne pèche pas : car le germe de Dieu demeure en lui. " Le germe de Dieu, c'est la parole de Dieu, ce qui fait dire à l'Apôtre " C'est par l'Évangile que je vous ai engendrés " (1 Co 4, 15). " Et celui-là ne peut pécher, car il est né de Dieu. " Qu'il nous dise, qu'il nous fasse voir en quoi il ne peut pécher ! A cela sont reconnaissables les enfants de Dieu et les enfants du diable : quiconque ne pratique pas la justice n'est pas de Dieu, non plus que celui qui n'aime pas son frère (3, 10). La réponse est désormais bien claire du fait des paroles " non plus que celui qui n'aime pas son frère ". C'est donc la dilection seule qui discerne les fils de Dieu des fils du diable. Ils peuvent bien tous se signer du signe de la croix du Christ ; tous répondre : Amen ; tous chanter : Alléluia ; être tous baptisés, entrer dans les églises, bâtir les murs des basiliques, les fils de Dieu ne se discernent des fils du diable que par la charité. Ceux qui ont la charité sont nés de Dieu ; ceux qui ne l'ont pas ne sont pas nés de Dieu. Là est le grand signe, le grand principe de discernement. Aie tout ce que tu voudras : si cela seul te manque, le reste ne te sert de rien ; mais si tout le reste te manque et que tu aies la charité, tu as accompli la Loi. " Qui aime son frère a accompli la Loi, dit l'Apôtre, et encore : " La plénitude de la Loi est la charité " (Rm 13, 8-10).

 C'est elle, je pense, la perle que cherche le marchand dont parle l'Évangile : il a trouvé cette seule perle et a vendu tout ce qu'il avait pour l'acheter (cf. Mt 13, 46). C'est elle la perle précieuse, la charité, sans laquelle tout ce que tu peux avoir ne te sert de rien, et qui, à elle seule, te suffit. Maintenant tu vois dans la foi, alors tu verras dans la vision. Si en effet nous aimons, alors que nous ne voyons pas, que seront nos embrassements quand nous verrons ! Mais comment nous exercer à cet amour ? par l'amour fraternel. Tu peux me dire : je n'ai pas vu Dieu ; mais peux-tu me dire : je n'ai pas vu d'homme ? Aime ton frère. Si tu aimes ton frère que tu vois, par le fait même tu verras aussi Dieu, car tu verras la charité même, et Dieu habite en elle.

Saint Augustin,
Sur l'Épître de saint Jean, Traité V, 7.

Annonciation et Pentecôte

 La Pentecôte nous parle de la présence de Marie dans l'Église : présence priante dans l'Église des Apôtres et dans l'Église de tous temps. A sa place comme simple fidèle, mais la première parmi les fidèles, en tant que Mère, elle soutint la prière commune et unit sa voix à celle des Apôtres et des autres disciples dans l'imploration du don de l'Esprit Saint, de ce même Esprit qui l'avait recouverte de son ombre à l'Annonciation, la rendant Mère de Dieu.

  Annonciation et Pentecôte: voilà les deux moments qui se perpétuent mystérieusement dans l'Église ; ce qui advint à Nazareth, ce qui s'accomplit au Cénacle, se réalise tous les jours sur tous les autels du monde : c'est ainsi que " l'Esprit du Seigneur a rempli l'univers ".

Jean-Paul II,
24 mai 1983

 

  

 

 

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