Parole du mois
Le premier janvier 2004
Elle est reçue aux premières vêpres de la Résurrection en communauté chaque premier samedi du mois et elle est suivie d’un court commentaire des fondateurs. L’ensemble (Parole et commentaire) est publié sur ce site deux ou trois jours après.
 
  

Frères et sœurs bien-aimés,

Au nom de toute notre communauté et de la " mission Cœur de Marie ", nous vous souhaitons une année pleine de confiance et de paix à travers le sourire de l'Enfant-Jésus… Désormais, la première Parole de l'année sera reçue le 1er janvier pour la solennité de Marie, Mère de Dieu. C'est pour nous tous plein de sens puisque nous croyons à la suite de Jean-Paul II que " Marie guide la foi de l'Eglise vers un accueil toujours plus profond de la Parole de Dieu " (24 septembre 1997). Nous redisons à chacun et chacune notre profonde communion et notre fidèle prière à travers le Rosaire communautaire quotidien…

Marie veut nous garder chaque instant de 2004 dans la tendresse de son Cœur…
Sachons l'écouter pour accueillir toutes les inspirations de l'Esprit d'Amour…


Père Marie+Michel


 

 

1. Premières Vêpres de la Mère de Dieu

 

1 Jean 2, 12-17

Je vous écris, petits enfants, parce que vos péchés vous sont remis par la vertu de son nom.
Je vous écris, pères, parce que vous connaissez celui qui est dès le commencement. Je vous écris, jeunes gens, parce que vous avez vaincu le Mauvais.
Je vous ai écrit, petits enfants, parce que vous connaissez le Père. Je vous ai écrit, pères, parce que vous connaissez celui qui est dès le commencement. Je vous ai écrit, jeunes gens, parce que vous êtes forts, que la parole de Dieu demeure en vous et que vous avez vaincu le Mauvais.
N'aimez ni le monde ni ce qui est dans le monde. Si quelqu'un aime le monde, l'amour du Père n'est pas en lui.
Car tout ce qui est dans le monde - la convoitise de la chair, la convoitise des yeux et l'orgueil de la richesse - vient non pas du Père, mais du monde.
Or le monde passe avec ses convoitises; mais celui qui fait la volonté de Dieu demeure éternellement.

Textes bibliques concordants :    Ephésiens 6, 10-18 / Matthieu 6, 19-24 / Psaume 103, 1-18

 


 

 

2. Commentaire de frère Marie-Michel

 

Bien-aimé de Jésus et enfant de Marie

  Cette première Parole de l'année nous plonge dans la contemplation du disciple bien-aimé de Jésus. Celui dont le geste prophétique fonde toute attitude contemplative dans l'Eglise : pencher son visage vers le Cœur de Dieu pour écouter les secrets de l'Agneau (Jean 13, 23-25). Avec la même intensité que dégage son prologue, son regard d'aigle et d'enfant nous tourne vers " Celui qui est dès le commencement " et nous révèle le Père (Jean 14, 9-11). Croire en Lui est pour Jean une urgence, une question de vie ou de mort :

« Si vous ne croyez pas que Je suis,vous mourrez dans vos péchés »

(Jean 8,24).

Comment ne pas deviner aussi l'influence de la Vierge Marie ? Celle qu'il reçut comme Mère au pied de la Croix (Jean 19, 26-27) et qu'il signale déjà à Cana comme Mère qui engendre la Foi au Christ. Oui, la densité de son regard lui vient de Celle qui a eu " ce regard pénétrant, capable de lire dans l'intimité de Jésus, jusqu'à en percevoir les sentiments cachés et à en deviner les choix, comme à Cana… la contemplation du Christ trouve en Marie son modèle indépassable " (Jean-Paul II, lettre rosaire, n°10). Juste après saint Joseph, saint Jean est un témoin unique de ce que signifie contempler le Christ à l'école du Cœur de Marie (Luc 2, 19).

En ce début d'année, l'apôtre nous invite enfin à faire la lumière sur l'orientation profonde de notre cœur. Quel est en moi l'amour dominant ? Mon cœur n'est-il pas trop habité par la superficialité du monde actuel ? Car il reste vrai que " toute existence tire sa valeur de la qualité de l'amour. Dis-moi quel est tons amour et je te dirai qui tu es ". (Jean-Paul II aux jeunes, 15 août 1983). L'esprit du monde nous enferme si souvent dans de subtiles prisons où le cœur agonise. En cette année 2004, sachez dire non à ce qui n'est pas la vraie vie pour laisser grandir en nous le Christ… alors nous ferons la même expérience que Thérèse de Lisieux :

« Je jouis déjà de la récompense promise à ceux qui combattent courageusement… mon âme est affermie par Celui que je voulais aimer uniquement. Je vois avec bonheur qu'en l'aimant, le cœur s'agrandit, qu'il peut donner incomparablement plus de tendresse… que s'il était concentré dans un amour égoïste et infructueux. »

(Manuscrit C).

 

3. A l’école du Cœur de Marie - Le Rosaire de la Paix

Lire le Christ à l'école de Marie

" Le Christ est le Maître par excellence, le révélateur et la révélation. Il ne s'agit pas seulement d'apprendre ce qu'il nous a enseigné, mais " d'apprendre à le connaître Lui ". Et quel maître, en ce domaine, serait plus expert que Marie ? S'il est vrai que, du point de vue divin, l'Esprit est le Maître intérieur qui nous conduit à la vérité tout entière sur le Christ (cf. Jn 14, 26; 15, 26; 16, 13), parmi les êtres humains, personne mieux qu'elle ne connaît le Christ ; nul autre que sa Mère ne peut nous faire entrer dans une profonde connaissance de son mystère.

Le premier des " signes " accomplis par Jésus - la transformation de l'eau en vin aux noces de Cana - nous montre justement Marie en sa qualité de maître, alors qu'elle invite les servants à suivre les instructions du Christ (cf. Jn 2, 5). Et nous pouvons penser qu'elle a rempli cette fonction auprès des disciples après l'Ascension de Jésus, quand elle demeura avec eux dans l'attente de l'Esprit Saint et qu'elle leur apporta le réconfort dans leur première mission. Cheminer avec Marie à travers les scènes du Rosaire, c'est comme se mettre à " l'école " de Marie pour lire le Christ, pour en pénétrer les secrets, pour en comprendre le message. "

(Jean-Paul II, Lettre Rosaire, n°14)

Marie, ta servante

"Mon enfant, écoute-moi d'abord un peu. Ton âme, elle aussi, est bien une chambre d'habitation et dans cette chambre, que de poussière et de désordre…
C'est moi qui dois balayer et tout ranger, c'est moi encore qui dois veiller à ouvrir et fermer la porte pour que tu puisses respirer facilement et être à l'aise ; en un mot, impossible pour moi de te choyer plus que je ne le fais. Je suis comme ta servante. Après t'avoir délivré de tes scrupules, je te préserve des occasions de péchés... Pourtant, mon enfant, tu oses te plaindre d'avoir le travail le plus pénible. Que tu divises le travail ou non, il reste que je dois quand même tout faire alors que tu n'as d'autre préoccupation que de jouer. Mon enfant, si pour toi, jouer, c'est un travail pénible, alors change d'occupation avec moi. Cependant mon enfant, je veux badiner pour que tu sois joyeux. Vraiment, si je te confiais le soin de la chambre de ton âme, tu ne saurais par quel moyen en sortir ; tu aurais certainement le corps tout empêtré dans les toiles d'araignée."

(Marie à Van, l'Amour me connaît, p. 137-138)

 

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