La Parole avec Marie

Mois du Rosaire 2009

Elle est reçue aux premières vêpres en communauté chaque temps fort liturgique de l'annéee, et elle est suivie d’un court commentaire des fondateurs. L’ensemble (Parole et commentaire) est publié sur ce site quelques jours après.

Quatre rubriques désormais :
1. Parole reçue
2. Commentaire écrit
3. Commentaire audio
4. A l’école du Cœur de Marie

 

 

 

1. Parole reçue aux 1ères Vêpres du 25 ème Dimanche du Temps ordinaire


 

Actes des Apôtres 1, 12 - 14
« Assidus à la prière avec Marie  »

 

«12 Alors, du mont des Oliviers, ils s'en retournèrent à Jérusalem; la distance n'est pas grande: celle d'un chemin de sabbat. 13 Rentrés en ville, ils montèrent à la chambre haute où ils se tenaient habituellement. C'étaient Pierre, Jean, Jacques, André, Philippe et Thomas, Barthélemy et Matthieu, Jacques fils d'Alphée et Simon le Zélote, et Jude fils de Jacques. 14 Tous, d'un même coeur, étaient assidus à la prière avec quelques femmes, dont Marie mère de Jésus, et avec ses frères. »

 
Bible de Jérusalem
 

Passerelles bibliques :  

  Lc 11, 1-4 ; Lc 11, 9-13 ; Mt 6, 5-6 ; Ac 2, 42-47 ; Ep 5, 1-2.8-11.15-20.

 


 

2. Commentaire écrit de frère Marie-Van

« Un Cénacle de rosaires »

  Le Seigneur nous conduit au Cénacle pentecostal pour vivre avec fruit le mois du Rosaire, puis le mois de novembre qui culminera dans la fête du Christ Roi. Notre mémoire est chargée des évènements de l’année (liturgique) qui s’achève progressivement. Comme les disciples qui s’en retournèrent après l’Ascension de Jésus du Mont des Oliviers à Jérusalem, marchons vers la Chambre haute où le Seigneur nous appelle pour prier. En méditant et en repassant avec Marie (Lc 2, 19) ce que nous avons vécu ou ce que nous vivons maintenant, à la lumière des mystères de la vie de Jésus et de sa Mère, nous ferons de notre vie un Rosaire vivant, une Mémoire actuelle du salut toujours présent dans le cœur de celui qui écoute ce que l’Esprit dit en Église et qui accueille le don de Dieu, le Paraclet promis par le Fils. Tournés avec confiance vers l’avenir, vers le « demain auquel le Christ est invité »[1], nous serons semblables « au propriétaire qui tire de son trésor du neuf et du vieux » (Mt 13, 52). Cette « marche » vers la prière est le mouvement premier et nécessaire de l’Église qui se rassemble en tout temps autour de Marie pour demander et attendre l’Esprit qui donne la vie et la paix. Ce « temps de Rosaire » nous apparaît avec force comme un « temps de Cénacle » aussi indispensable à la vie de l’Église et du monde – aujourd’hui – que l’a été celui qui a préludé à la Pentecôte dans la vie de l’Église naissante. Par le Rosaire, nous tenons la main de Marie – avec tous les hommes – pour traverser « le difficile aujourd’hui »[2] du monde tel que nous le connaissons. La prière, disait sainte Faustine, est une œuvre de miséricorde première que nous devons à tous nos frères. Prier c’est aimer, aimer « jusqu’à une vraie ‘‘folie’’ du cœur »[3]. Prier, explique Jean-Paul II, « ne détourne pas de l’engagement dans l’histoire », au contraire, prier c’est « ouvrir son cœur à l’amour de Dieu en même temps qu’à l’amour des frères » et alors prier, c’est devenir « capable de construire l’histoire », mais « selon le dessein de Dieu »[4]. Le Rosaire de la Vierge Marie est une prière dynamique, riche et variée dans sa forme comme dans son contenu : « Grave dans la Prière du Seigneur (Pater noster) ; lyrique et laudatif dans le calme déroulement des Ave Maria ; contemplatif dans la méditation attentive des mystères (joyeux, lumineux, douloureux et glorieux) ; implorant dans la supplication ; plein d’adoration dans la doxologie. Et ce, dans chaque manière habituelle de réciter le Rosaire : ou en privé, celui qui prie se recueillant dans l’intimité avec son Seigneur ; ou de façon communautaire, en famille ou avec des fidèles réunis pour créer les conditions d’une présence particulière du Seigneur (Mt 18, 20) ; ou publiquement, dans des assemblées où la communauté ecclésiale est convoquée »[5]. « En ces jours-là, Marie partit et se rendit en hâte vers la région montagneuse, dans une ville de Juda. Elle entra chez Zacharie et salua Elisabeth. Et il advint, dès qu'Elisabeth eut entendu la salutation de Marie, que l'enfant tressaillit dans son sein et Elisabeth fut remplie d'Esprit Saint » (Lc 1, 39-41). Le temps du Rosaire avec Marie est un temps propice pour vivre une nouvelle rencontre avec nos frères dans la prière ou même pour rencontrer de nouveaux frères en les invitant avec audace à prier le Rosaire avec nous. Telle Marie qui se rendit en hâte chez Élisabeth, n’hésitons pas à frapper à la porte de nos connaissances, en famille, dans la vie sociale, au travail, dans nos loisirs, pour leur partager la Présence qui brûle au fond de notre cœur. Nous ne verrons peut-être pas apparaître des langues de feu qui se poseront sur chacune d’elles (Ac 2, 3), mais soyons en certains dans la foi, chacun de leurs cœurs sera visité par Marie et s’ils le veulent, ils seront remplis de l’Esprit Saint. Alors ne tardons pas, la main sur le chapelet, laissons-nous envoyer par l’Esprit !

[1] [1] Jean-Paul II, Czestochowa, 17 juin 1983.

[2] Idem.

[3] Jean-Paul II, encyclique Novo Millennio Ineunte, n° 33.

[4] Idem.

[5] Paul VI, exhortation apostolique Marialis cultus, n° 50.

 

   

 

 

3. Commentaire audio de frère Marie-Van

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la Parole avec Marie
MOIS DU ROSAIRE 2009

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4. A l’école du Cœur de Marie - Le Rosaire mondial de la Paix

 

« L'angélus »

Nous réciterons aujourd'hui notre habituel Angelus Domini de fête, en nous rappelant l'origine, la signification et l'intention de cette prière. Pour ce qui concerne son origine il n'est pas facile d'établir comment, où et quand cette pieuse et populaire prière commença à se répandre: elle semble être une fleur spontanée éclose de la piété médiévale. Une modeste cloche, aux tintements familiers et discrets, sonnait le matin, à midi, le soir aux campaniles des monastères et des paroisses quand il n'y avait pas encore d'horloges pour donner les heures du jour; et la cloche invitait à insérer dans le cours du temps l'oraison qui sanctifiait le travail. Rappelez-vous les mots de saint Benoît: "Prie et travaille"; rappelez-vous le tableau de Millet (1814­1875), au Louvre, représentant la scène champêtre et idyllique de deux paysans qui suspendent leur humble travail quand sonne l'Angelus. La signification de l'Angelus est claire, c'est celle-ci, toute simple et sublime: associer à notre vécu le souvenir du double mystère chrétien, l'Incarnation et la Rédemption, en invoquant la Madone comme celle qui collabore avec le Christ de manière privilégiée et comme celle qui est elle-même fille et puis mère spirituelle de l'humanité: l'Angelus n'est pas une prière qui se récite habituellement à l'Église, mais à la maison et partout où notre activité le permet: la vie chrétienne n'est jamais complètement profane; elle est toujours ouverte au dialogue avec l'Esprit. Et alors l'intention aussi de cette oraison simple et familière apparaît clairement: c'est de confier au Seigneur, grâce à l'exemple et l'intercession de Marie, Mère de Dieu et mystiquement Mère de l'Église et notre Mère, le déroulement de notre existence quotidienne en pensant particulièrement aux grandes causes du monde.

  Paul VI, Angelus du 15 août 1975

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