| 4. Vigilance mariale et oraison silencieuse | |||
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3. Vie liturgique : beauté et sobriété77- Fidèles à l'esprit du Carmel, notre vie liturgique restera simple en suscitant cette louange qui vient du silence (Lc 1, 46-47). On suivra la liturgie des heures de l'Eglise en l'étoffant d'hymnes polyphoniques et de temps de prière spontanée (à Laudes et à Vêpres après les intercessions (Ep 5, 19-20)). Dans l'enrichissement progressif de notre liturgie (hymnes, tropaires, répons), on gardera ce caractère de beauté et de sobriété en harmonie avec la vie d'oraison silencieuse. N'oublie jamais que dans la liturgie, tu es la voix du Christ(Ap 15, 1-4))[260]. Aussi, sois présent et fervent en étant tout éveillé en ta foi[261] car " celui qui chante prie deux fois (Col 3, 16-17)[262]".
Tu accueilleras donc avec un immense respect la liturgie car c'est là que l'Eglise exprime sa foi[263] , qu'elle te nourrit de la Parole de Dieu et des sacrements du salut. Elle est le lieu privilégié où tu célèbres la gloire de Dieu en communiant à la liturgie céleste(Ap 19, 5-9). A travers l'harmonie des signes (chants, paroles, instruments de musique, actes liturgiques, icônes[264] ) s'opère la sanctification de ton cur (Ap 5, 6-10)[265].
4. Vigilance mariale et oraison silencieuse
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Point d'orgue de la semaine et du désert marial, chaque samedi soir sera illuminé par la célébration des Vêpres de la Résurrection (Vêpres du Retour en Avent et Vêpres de la Miséricorde en Carême). |
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Suivies d'un repas festif, tu partageras avec
tes frères et surs la joie du Ressuscité
qui donne sens à toute la vie (Lc 24, 41-53)[272].
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Aux temps de Noël, de Pâques ou à d'autres occasions liées à la vie liturgique ou fraternelle, tu aimeras " faire la fête " par des soirées musicales ou théâtrales, par le chant et la danse Tu célèbreras avec tes frères et surs la joie profonde d'être enfant de Dieu (Jn 16, 20-22). En ce sens, on prévoira aussi des sorties communautaires qui favorisent la détente et l'échange dans un cadre différent.

6. La vigilance fraternelle80- La communauté se donnera les moyens d'exercer sa vigilance fraternelle afin que circule l'amour du Christ à travers tous ses membres (Ph 2, 1-8). Avec elle, tu demeureras vigilant à combattre tout ce qui divise et diminue la communion dans l'unique Esprit (Col 3, 12). En ce sens, la communauté se réunira une ou deux
fois par mois le vendredi après-midi pour faire le point
sur la ferveur de sa vie et accueillir les appels de l'Esprit à
l'écoute de Marie (2 Tim 4, 2). A partir de l'exhortation
et des remarques du Prieur, la réunion communautaire se vivra
dans la paix et l'écoute (1 P 1, 22-25). Elle sera un lieu
constructif où chacun peut s'exprimer dans la recherche de
ce qui est juste et vrai dans le Seigneur, avec cette bonne volonté
qu'implique tout amour authentique pour le Christ.
81- Une ou deux fois par mois, la communauté se retrouvera le mercredi soir à la chapelle pour vivre les coulpes. Après le chant du Trisagion, chacun et chacune demandera pardon au Seigneur et à ses frères et surs pour ses manquements communautaires ou à la charité fraternelle (Col 3, 13-14 / 1 Jn 2, 8-11). La célébration de ce pardon se conclura par le chant du psaume 130 et les bénédictions mutuelles par un signe de la croix sur le front. 82- Pour purifier ton être et creuser en ton cur la soif de Dieu, tu jeûneras au pain et à l'eau en communauté le mercredi midi et tout le vendredi en mémoire de Celui qui t'a aimé à en mourir sur une croix afin de te sauver (Ga 2, 19-20 / Lc 19, 10). Demande à Marie la grâce du jeûne. Il libère en ton cur le cri secret de la prière et t'éduque au détachement de ce qui passe pour être libre en Dieu seul (1 Jn 2, 15-17). Son fruit sera une attitude fraternelle renouvelée[273].
83- Une fois par mois, le mercredi soir, tu vivras avec la communauté un partage de la Parole de Dieu ou d'un écrit spirituel d'un saint proche de la fondation. Tu apprendras là à écouter en ton cur et à travers l'autre l'Esprit de lumière et d'amour. 84- Selon le conseil de l'Eglise pour les consacrés, essaie de vivre le sacrement de la réconciliation tous les quinze jours (Lc 15, 1-24). C'est le lieu merveilleux où tu apprends à être vrai sous le regard miséricordieux du Christ (Ez 36, 25-36). Là, Il te pardonne, t'apaise et te guérit pour que tu vives ensuite ce cur nouveau comme un signe de bienheureuse espérance au milieu des hommes (Jn 6, 51-57). 85- Enfin, tu feras de l'Eucharistie la source et le sommet de chaque journée. Dans une foi profonde à la Présence réelle, tu accueilleras dans un cur pauvre et purifié Celui qui veut demeurer en toi jour et nuit (Jn 4, 14). Sur les voies du dénuement, il travaillera ton être en secret[274] et fera jaillir en toi une mystérieuse fécondité. 7. Les espaces érémitiques86- Fidèle aux sources érémitiques du Carmel,
la communauté vit déjà dans son rythme la dimension
solitaire par les deux jours de désert hebdomadaire : le
désert élianique du lundi et le désert marial
du samedi qui nous unit à la foi silencieuse de Marie en
attente de la Sainte Résurrection. Une fois par an, en septembre
ou octobre, la communauté vivra une semaine de désert
(Os 2, 16).
Dans la grâce solitaire et prophétique[275] d'Elie notre Père, tu pourras donc dans l'obéissance vivre un désert gradué en trois dimensions : a) le Carmel : c'est le lieu où Elie se tenait habituellement,
pas trop loin des cités, prêt à annoncer le
Dieu Vivant ou à intercéder (1 R 18, 42-45).
b) le Kérit : sur appel de Dieu, Elie a été
conduit dans ce lieu solitaire ou tout était prévu
pour qu'il vive en paix sous le regard de Dieu (1 R 17, 2-6).
c) l'Horeb : c'est la longue marche d'Elie dans le désert vers l'Horeb où il se sait attendu (1 R 19, 4-8) En chemin, il touchera sa profonde misère visitée par la tendresse d'en-haut (1 R 19, 12-13). A l'Horeb, il fera une expérience unique de la présence de Dieu (Os 2, 5 / Os 2, 17-22). L'Horeb est un désert enseveli où tu feras une expérience déconcertante de ta misère et où ta vie et ton être sont mis à nu Mais Dieu peut aussi s'y révéler mystérieusement comme jamais auparavant[276] Ce désert profond de 30 à 40 jours sera possible pour toi après les vux perpétuels.
Tu vivras le mystère du désert dans le Cur
de Marie dont la douceur te permettra de traverser les étapes
trop dures (Ct 8, 5). En toutes ces formes de désert, on
gardera aussi un esprit de famille en revenant toujours à
la communauté le samedi soir et le dimanche midi pour partager
d'un seul cur la joie de la Sainte Résurrection (Ac
1, 14). Les temps festifs de Noël et de Pâques, ainsi
que les grandes solennités du Seigneur et de Marie, on restera
en communauté. On veillera également à protéger
l'équilibre de la communauté tout en restant attentif
à cette grâce unique de la vie solitaire si précieuse
et si féconde pour l'Eglise et pour le monde. 8. Formation en profondeur87- L'approfondissement constant de la Parole de Dieu dans l'esprit de notre livre de vie sera premier car c'est là que se situe notre spécificité en Eglise. a) la Parole de Dieu : A travers la lectio mariale (Lc 2, 19),
fondée sur le cycle liturgique, la lecture continue de la
Bible et l'étude de la théologie biblique
la
Parole de Dieu sera ta nourriture quotidienne. En communauté,
en solitude ou en mission
partout, ouvre ta bible et développe
en toi cette lecture amoureuse de la Parole qui est ta lumière,
ta force, ta paix (1 P 1, 19-21) et en laquelle tu puiseras la sagesse
pour vivre selon l'inspiration de l'Esprit les divers évènements
de ta vie (Ps 118, 105). b) le livre de vie : Tu en liras un passage chaque semaine et tu le méditeras régulièrement pour être habité par son charisme prophétique. En t'appelant à la Vierge Missionnaire, souviens-toi que c'est la forme en laquelle la Trinité te veut saint[277]. Là, tu reçois avec tes frères et surs ton identité en Eglise en devenant peu à peu en Marie, vierge et missionnaire (Jn 19, 25-27). c) la voie d'enfance mariale : Elle est ton appel fondamental inscrit au cur de l'Evangile et du livre de vie. En ce sens, tu feras de la lecture et l'étude des écrits de Van et Thérèse une priorité. Ils t'apprendront à vivre selon leur intuition l'enfance spirituelle évangélique blotti sur le Cur de Marie (Mc 10, 13-27 / Ps 130, 1-3). d) la spiritualité du Carmel : Tu privilégieras la
lecture et l'étude des Docteurs du Carmel pour apprendre
d'eux les voies sûres de la foi et de l'amour dans la vie
d'oraison et le combat spirituel. Ainsi, tu te feras disciple d'Elie,
Père du Carmel, de Ste Thérèse d'Avila, de
St Jean de la Croix, de la Bse Elisabeth de la Trinité
Ils t'enseigneront la science d'amour[278]
ou l'art d'attirer le Feu[279]
par une pauvreté confiante (1 R 18, 36-38)
e) la vie mariale : Tu t'appuieras sur les écrits merveilleusement inspirés de St Louis-Marie Grignion de Monfort pour fonder et guider ta vie mariale (Ps 47, 13-14). A travers la tradition de l'Eglise, tu accueilleras aussi les éléments fondamentaux de la mariologie chez les Pères de l'Eglise, les Conciles, les Saints et les Papes. f) catéchisme, philosophie et théologie : Comme "
la foi cherche à comprendre[280]",
tu puiseras avant tout dans le Catéchisme de l'Eglise Catholique
l'intelligence de la foi. Il sera étudié en continu
communautairement (2 Tm 1, 13-14). Pour toute cette ambition de formation, nous nous servirons de tous les moyens possibles (cours réguliers, sessions avec intervenants, cassettes, sessions ponctuelles à l'extérieur ). Selon notre appel, nous viserons cependant une formation qualitative en profondeur avec le souci de confronter le savoir aux exigences du vécu (2 Tm 3, 16-17). Toute la vie est formation.
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9. Le travail communautaire88- Toujours disponible Apprends donc à combattre l'oisiveté, source des tentations, et sois toujours occupé à quelque travail en cellule ou en communauté afin de te garder vigilant en ton cur[283](Mt 6, 31-34). En même temps, que le travail ne devienne jamais source d'inquiétudes et de tensions (Lc 10, 40-42). En ce sens, il sera toujours ordonné à l'amour et remis dans l'obéissance pour éviter la fièvre du faire qui sépare de Dieu. Un travail bien fait et fécond se réalise dans la sérénité d'un cur offert à Dieu[284]. On prendra ici pour modèle St Joseph qui fut un travailleur silencieux, appliqué et si contemplatif.
10. L'accueil, l'écoute et la clôture89- On considèrera l'accueil à l'hôtellerie et en général comme une des grande dimension de notre mission en Eglise dans l'esprit de dialogue qui caractérise le concile Vatican II. On veillera donc à la qualité de la relation dès le premier contact en manifestant la joie paisible d'accueillir et le soin à apporter dans tous les détails matériels (Mt 10, 40-42). A travers chaque personne qui vient à nous, nous verrons dans la foi la présence mystérieuse du Christ qui nous envoie ses enfants avec confiance (Mt 25, 40).
90- Dans une civilisation qui engendre trop souvent maintes blessures et fermetures, la première mission est d'essayer de rejoindre la solitude des personnes par une écoute gratuite dont le seul motif est cet amour du Christ qui nous presse d'aimer[285](2 Co 5, 14-15). Ainsi, la première guérison est de se sentir accueilli et reconnu tel qu'on est à travers le regard et le sourire de l'autre[286]. Les frères et surs en général, et tout particulièrement ceux chargés de l'accueil, s'efforceront de vivre l'écoute decompassion mariale : refléter la douceur attentive du Cur de Marie dont la compassion pour nous a accueilli la vulnérabilité de Dieu[287] sur la Croix (Jn 19, 25-27). 91- Les cellules ou les ermitages seront dans un espace en clôture
où l'on gardera un silence sacré (La 3, 25-29). Les
frères et surs auront une clôture propre qu'ils
respecteront réciproquement. Nous préserverons avec
amour ce désert où Marie nous enveloppe de sa silencieuse
tendresse (Lc 2, 6-7).
11. Les temps ponctuels de mission |
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Selon les appels et les charismes donnés en communauté, on sera aussi disponible pour l'initiation des enfants à la prière, si nécessaire pour une catéchèse vivante (Mc 10, 14-16).
Enfin, à certaines occasions, nous n'aurons pas peur de vivre aussi l'évangélisation de rue ou le porte à porte. Ce terrain de mission occupé souvent par les sectes réclame plus que jamais une présence d'Eglise.

12. Les étapes du don à l'amour94- La vie consacrée est l'appel à la pratique des conseils évangéliques[290] dans une vie communautaire[291]. A travers les vux de pauvreté, chasteté, obéissance[292], nous livrerons toute notre puissance d'aimer à Jésus-Christ, notre Sauveur et notre Epoux, pour la vie de l'Eglise et le salut du monde (Jn 21, 15-19). En ce sens, nous prononcerons aussi un vu d'amour[293] pour ne pas oublier ce qui est premier dans notre vie consacrée. Nous souvenant aussi que tout appel en Eglise se fonde sur le mystère baptismal (Ep 4, 1-16), nous vivrons notre consécration en profonde communion avec les autres membres de la fondation et tous les baptisés. Gardant au cur une joyeuse reconnaissance pour un tel don, nous éviterons toute sacralisation excessive de la vie religieuse en vivant cet appel dans cette simplicité évangélique qui, selon l'exemple du Christ, nous rapproche de tout homme (Lc 5, 27-32). 95- Par une pédagogie éducative fondée sur l'Evangile et la tradition carmélitaine, les formateurs de la communauté auront à cur d'éduquer à une liberté responsable (Lc 9, 46-48) : ne jamais imposer mais apprendre à choisir d'aimer. Il s'agit de faire éclore " la vraie vie qui s'exprime dans le don de soi[294]". Dans l'écoute et le respect des personnes en formation, on s'inspirera des principes de progressivité et de personnalisation pour favoriser avec patience, souplesse et fermeté l'uvre unique que Dieu réalise en chaque vocation[295]. Ici, la communauté entière a un rôle important à jouer[296].
96- En communauté, le silence et les relations fraternelles seront vécues dans le respect et la simplicité propres aux enfants de Dieu (1 Jn 3, 18-24). Vigilants à écarter tout enfermement psychologique ou moralisme légaliste dans les rapports et le style de vie, nous laisserons l'Esprit nous conduire sur les chemins de la foi qui seule conduit à la liberté de l'amour (Ep 3, 14-19). 97- Dans l'écoute de l'Esprit et le dialogue, les fondateurs et le conseil des frères et surs aînés auront à cur de discerner les vocations aux différentes étapes de la vie consacrée : a) les stages : Après un premier contact avec la communauté, les jeunes en recherche vocationnelle pourront, après discernement communautaire, cheminer avec nous sous la forme du stage (Jn 1, 38-39). Il durera un mois. Ensuite, le ou la regardant(e) repartira dans le monde pour prendre du recul et discerner avec son accompagnateur spirituel sur l'éventualité d'un appel à la Vierge Missionnaire. On ne multipliera pas les stages au-delà de trois. Pour le ou la regardant(e) comme pour la communauté, ils sont cependant très précieux pour vérifier l'authenticité de l'appel et sonder les motivations profondes. Ensuite, un discernement sera fait et une décision sera prise en vue de l'entrée ou non au postulat. En ce sens, il est aussi souhaitable d'avoir l'avis de l'accompagnateur spirituel.
Le postulat dure entre 8 et 12 mois. C'est un temps d'ajustement à la vie religieuse et d'expérience approfondie des exigences propres de la Vierge Missionnaire (Lc 5, 1-11). Dans la découverte concrète de notre charisme en Eglise, le ou la regardant(e) s'efforcera de vivre chaque jour avec toute la ferveur de son cur tout en respectant son adaptation progressive dans l'humilité. Avant l'entrée au noviciat, il est possible pour ceux et celles qui le veulent de passer une semaine en famille. Selon les cheminements et les situations, on discernera ce qui est judicieux pour le bien de la vocation.
d) les premiers vux : A la fin du temps de noviciat, le ou la novice présentera une demande d'admission à la profession temporaire. Au cours d'une messe publique ouverte aux familles et amis de la fondation, les novices prononceront leurs premiers vux temporaires entre les mains de l'Evêque ou des fondateurs délégués par lui. On se préparera à cette première profession par un désert de 8 jours. Le sens des trois vux sera toujours une union sponsale toujours plus profonde au Christ pour qu'Il vive en nous (Ga 2, 20) :
La première profession implique un engagement d'une année. Cheminant vers les vux perpétuels, le (la) profés(se) demandera à renouveler ses vux simples la deuxième et la troisième année. On pourra prolonger d'une ou deux années les vux simples si ce temps est jugé nécessaire pour affermir la maturation. Selon l'appel de chacun et chacune, il sera possible de vivre une fois par trimestre un temps de désert de 10 à 15 jours (Kérit) en fonction des nécessités communautaires. e) les vux perpétuels : Au terme du temps de profession simple, les frères et surs de la Vierge Missionnaire pourront faire leur profession perpétuelle. Elle ne sera possible qu'après le discernement des fondateurs et de leur conseil en lien avec l'Evêque du lieu. On s'y préparera par un désert de 10 à 15 jours. Par le choix d'une fête liturgique et au cours d'une messe solennelle ouverte à tous, le profés ou la professe simple prononcera ses vux perpétuels entre les mains de l'Evêque ou des fondateurs pour être à jamais consacré(e) au Christ en Eglise[298]. Ainsi, vivant en Marie[299] la fécondité de l'accueil sponsal[300], chaque frère et sur de la Vierge Missionnaire écoutera l'incessant appel de l'Esprit à une fidélité évangélique au charisme fondateur[301] en vue d'une existence transfigurée[302](Jn 21, 1-19). f) à partir des vux perpétuels : ceux et celles qui en ressentiront l'appel dans l'Esprit pourront vivre un désert de 30 à 40 jours (Horeb) deux à trois fois par an en fonction de l'équilibre communautaire et du discernement dans l'obéissance. Dans un esprit de mission, un séjour annuel d'une semaine en famille sera possible (Is 35, 1-7 / Is 55, 10-11 / Gn 9, 7-17 / Lc 1, 35 /Is 61, 10). |
13. Un habit marial98- Le Carmel est principalement pour nous un lieu biblique symbolique qui évoque en nos vies le mystère caché de Marie, notre désert et notre jardin. En elle se rencontrent le ciel et la terre. En elle, le bleu du ciel s'ensevelit dans la terre brune. Comme sur l'icône de la Trinité ou de Marie, Porte du Ciel, c'est l'alliance entre le divin et l'humain : en la Vierge, le Verbe s'est fait chair. Notre habit religieux s'inspirera de ce mystère biblique du Carmel (Ps 23, 6) : la robe sera en jean bleu avec une capuche pour les frères et un grand voile bleu ciel pour les surs (1 R 18, 39). Notre scapulaire en velours sera de couleur marron. Nous porterons une ceinture monastique en cuir avec un " chapshot " (chapelet, shotki) ayant pour nous deux significations (Jc 5, 16-18 / 1 R 17, 7-24) : a) Marie est notre voie et notre cur pour nous unir à Jésus. C'est l'actualisation concrète de la voie d'enfance mariale (1 R 18, 20-39). b) En unissant chapelet et shotki, rosaire et prière de Jésus, nous posons un acte cuménique pour respirer la prière avec nos deux poumons : l'Occident latin et l'Orient byzantin.
99- Nous recevons aussi un grand manteau en bure marron : le manteau d'Elie (Ex 33, 19-23). Nous porterons habituellement des sandales et pour les dimanches et solennités, le grand manteau blanc de la Vierge (1 R 19, 1-14). Pour les grands déplacements et les missions plus sensibles, on discernera avec les responsables la possibilité du signe plus léger et adapté de l'habit de mission (Lc 9, 30-35). Avec joie et reconnaissance, nous porterons partout la Croix de communauté reçu le jour de notre prise d'habit. En bois sculpté sur les deux faces, on pourra y retrouver le cur de notre charisme : suivre le Christ en Marie, Vierge Missionnaire avec Van, Thérèse et Elie. On verra dans les trois étoiles trois citations bibliques qui résument notre vocation mariale : Psaume 130 / Luc 2, 19 / Apocalypse 12, 1-2.
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